A la rencontre du JARDIN DU PRIMEUR !

L’histoire du Jardin du Primeur, c’est d’abord l’histoire d’un passionné de cuisine. En effet, Arnaud est cuisinier de formation et c’est en 2009 qu’il se lance en tant que maraîcher. Il se souvient : « Ma maman faisait déjà des pommes de terre, carottes, échalotes et ails…qu’elle vendait dans son garage. Elle avait 6 ha, ça m’a fait un petit point de départ pour me lancer ».

L’année 2014 a été une grande année pour Arnaud qui lance, aux côtés de 10 autres agriculteurs associés, un magasin collectif sur St Malo. Dans le même temps, il rejoint les producteurs des Fermiers du coin et il ouvre son propre magasin sur Dol. Quelle année ! C’est en 2017 qu’Arnaud s’associe avec Quentin. Il nous raconte : « La décision de m’associer, c’est une histoire de rencontre. J’avais oublié 2 caisses de plans chez mon fournisseur et c’est lui qui me les a rapportées. Un
peu plus tard, nous avons décidé de mettre nos deux exploitations en commun, et voilà, ça s’est fait comme ça ».

On comprend mieux pourquoi les terres du Jardin du primeur s’étendent sur St Broladre, le Mont Dol, Cherrueix et Dol. « L’avantage, c’est qu’on peut choisir de faire pousser les légumes dans la terre qui leur convient le mieux. A St Broladre, on a une super terre limoneuse pour la pomme de terre. » Ah ! c’est pour ça qu’elles donnent la patate les pommes de terre d’Arnaud !

Sur les 30 ha de terres, les associés pratiquent la rotation des cultures entre céréales sur 18ha et légumes sur le reste des terres dont 5ha de pommes de terre, 3ha de carottes. C’est un grand jardin…extraordinaire comme dirait Charles Trenet !

 

Le Jardin du Primeur reste néanmoins une ferme à taille humaine avec Arnaud, en vente, livraison, gestion administrative ; Quentin, sur la plantation, culture et ramassage ; Kevin dans les serres ; Philippe au conditionnement et plantation ; 2 vendeuses au magasin et des saisonniers pour la cueillette.

D’ailleurs en parlant de cueillette, Arnaud donne un petit coup de bêche pour sortir de terre un trésor : les premières pommes de terre nouvelles qui se reconnaissent car la peau s’enlève avec les doigts. Au jardin du primeur, on cultive plusieurs variétés dont la Lady Christelle, la Monalisa, la Charlotte…tiens pourquoi un prénom féminin ? c’est sans doute en référence à leur fonction de « mères nourricières ». Heureusement, au Jardin du primeur, il y a la fameuse Nicolas appelée aussi « la bonne à tout faire ».

Et demain alors, quel avenir pour le Jardin du Primeur ? « On va fêter nos 10 ans cette année, en septembre. Le but n’est pas de grandir mais plutôt de trouver une vitesse de croisière pour allier passion de la terre et passions personnelles » conclut Arnaud.